Carnet de route

Trek en Equateur

Le 15/01/2012 par Roinson Yves

(du 10 novembre au 9 décembre 2011)

Situé au nord-ouest de l’Amérique du sud, entre la Colombie au nord et le Pérou au sud, l’Equateur est bordé par l’Océan Pacifique, traversé par la Cordillère des Andes et pénétré par la forêt amazonienne. Cette cordillère n’est pas une chaîne de montagne classique, mais un ensemble de volcans appelé « l’avenue des volcans ». Nous avons donc principalement navigué dans cette avenue avant de faire une incursion en Amazonie. De plus, quelques promenades touristiques ont agrémenté ce voyage. Il a donc fallu faire de nombreuses liaisons en minibus et un peu en bus local ou en camionnette.
Dès l’arrivée à Quito où nous avons séjourné dans le quartier très bruyant des discothèques, la tentative de vol de l’appareil-photo de Guy nous a mis sur nos gardes. Ce fut la seule tentative du séjour et les équatoriens nous ont agréablement surpris par leur gentillesse.  
Le but étant d’essayer de monter les 2 principaux volcans : le Cotopaxi et le Chimborazo, il a fallu s’acclimater dans un premier temps. Nous sommes d’abord allés au nord dans la communauté Chilcapamba chez Victoria et Segundo qui nous ont dorlotés. Au passage, nous n’avons pas manqué le célèbre marché d’Otavalo. A partir de là, nous avons fait le tour de la lagune Cuicocha, grimpé sur le Cotacachi (avec retour sous la grêle) et les Fuya-fuya (un peu technique). Le dernier jour a été consacré à la visite de quelques artisanats locaux, en particulier le tissage et la confection de ficelle (Marie et Roselyne se sont essayées au métier à tisser). Puis, nous sommes allés chez Laura et Manuel près d’Ibarra. L’accueil a été très chaleureux. Dès le 1er soir, le groupe Yuyari est venu jouer pour nous. Nous avons dansé la « danse de la terre » où l’on frappe le sol du pied. A-t-on, à cette occasion, changé la météo? Nous avons cuit le pain et Marcel a conduit, non sans mal, les vaches avec la charrue en bois. De là, nous avons grimpé sur l’Imbabura (4600m). De retour à Quito, nous avons passé 2 jours sur les pentes du Rucu Pichincha. Sans carte et donc au pif, j’ai réussi à perdre momentanément le groupe.
Bien acclimatés, nous sommes partis 7 jours avec les guides pour faire le sud : la lagune Quilotoa avec des paysages merveilleux sur le trajet, l’Illiniza Norte (5100m) que tout le monde a grimpé. Pour le Cotopaxi, nous sommes d’abord montés au refuge, puis entraînement avec les crampons, coucher à 18h, lever à 23h et départ à minuit. Marie atteinte d’un MAM (mal des montagnes) et Roselyne un peu fatiguée restent au refuge. Françoise doit se lever à 4h pour faire un bout d’ascension. Malheureusement la neige nous a obligés à faire très tôt demi-tour alors que la veille, le temps était merveilleux. Nous sommes allés nous reposer une journée à Banos et avons fait la route des cascades (avec traversée en « tarabita » (nacelle) sur l’une, mangé des « cuys » (prononcer couilles, ce sont des cochons d’Inde) et nous nous sommes baignés dans les sources d’eau chaude à 50°.  Le lendemain, montée au refuge du Chimborazo à 5000m pour 5 et cette fois, lever à 22h pour un petit-déjeuner diffficile à avaler pour un départ à 23h. Cette fois, la neige s’est arrêtée juste à temps et va donc sécuriser le dangereux passage du Castillo. La montée se fait à un rythme lent et régulier. On a le moral. Il ne fait pas trop froid. Mais la pente devient sévère, on a du mal à s’alimenter dans la nuit et la fatigue arrive (nuit blanche), si bien que l’altitude maximum atteinte ne sera que de 5700m. C’est dommage de grimper et de descendre entièrement de nuit sans voir ce fameux paysage!     
Au matin, nous redescendons dans la communauté d’Ahuana toute proche. Les habitants du village emmènent chaque matin leur petit troupeau composé de quelques moutons, d’une vache, d’un lama, d’un porc… vers leur terrain. Et le soir, c’est le retour. La route est recouverte de bouses. Tout le monde nous salue. Certains viennent nous serrer la main. Il faut dire, qu’ils sont habitués aux européens car le « padre » et le couple de volontaires vétérinaires français vivent dans la maison de la communauté. Nous assistons le dimanche à une course de taureaux dans des tribunes branlantes faites de perches liées et cloutées (pas de commission de sécurité !). L’alcool a l’air très présent. Les femmes gèrent la communauté et l’une d’elles nous emmène avec son lama dans la campagne pour nous faire découvrir les plantes.  Au retour, on mange du lama.
Départ vers l’Amazonie en repassant à Banos où le Tunguruha s’est mis à cracher des cendres. César nous reçoit dans ses « cabanes » et nous fait découvrir cette végétation si particulière inconnue pour nous à part les caféiers, les cacaotiers, les bananiers... Lors de la ballade avec des bottes qui protègent des piqûres de toutes sortes, nous nous apercevons que cette Amazonie est bien vallonnée. Tout le monde sue. Un repas enveloppé par une feuille de bananier nous est servi. Dans l’après-midi, confection de la célèbre « chicha » à base de manioc. Mais non, la jeune fille ne l’a pas mâchée comme çà se faisait avant ; il parait que la ferrmentation était meilleure? Essai de volley-ball équatorien pour moi (attention : le filet est 50cm plus haut que chez nous et c’est un dur ballon de foot) ; baignade pour Jacky, Guy, Marie et moi dans la rivière (les piranhas et les caïmans étaient absents !). Le soir, confection de chocolat. Il faut la force de Guy pour moudre les grains. Ma foi, pas si mauvais. Le soir, nous prenons la pirogue, transport principal sur le rio Napo, pour aller voir les caïmans que nous ne verrons pas. Trop de lune? Pour la nuit, nous nous empressons de bien nous couvrir avec la moustiquaire. Le lendemain, grande balade à pirogue à moteur avec visite d’une école où les enfants chantent et dansent pour nous, d’un musée où nous essayons tous la sarbacane sur une cible, d’un petit zoo dans lequel nous pouvons voir des toucans, des perroquets, des tortues, des singes, un anaconda, un agouti (plus gros rongeur du monde, de la taille d’un mouton), un caïman… Même repas au bord de la rivière et au retour, nous devenons chercheurs d’or. Jacky, Guy et Marie sont les plus travailleurs et ont la joie de découvrir quelques minuscules pépites au fond de la batte. Mais le rapport ne doit pas être important car ils ont vite abandonné. 
Nous repartons dans une camionnette très chargée vers Tena. Trois sont dans la benne. A Tena, nous prenons le bus jusqu’à Papallacta pour y faire une randonnée dans un paysage très vert (il pleut souvent) agrémenté de très nombreux lacs et là aussi, nous essayons les sources (très) chaudes.
Pour finir, balades dans Quito où c’est la fête de l’indépendance et pour certains, un aller-retour à Mindo pour voir les oiseaux et refaire un passage en tarabita. Au passage, arrêt à la très touristique « Mitad del Mundo » (milieu du monde) où on ne manque de faire « la » photo avec un pied dans chaque hémisphère. 
En résumé, nous avons apprécié le sérieux de nos guides, la disponibilité et la gentillesse des habitants des 4 communautés qui nous ont accueillis, les paysages volcaniques, la nourriture (un peu trop de riz tout de même pour Guy).  
 
Pour ceux qui veulent voir le suivi journalier et 2 résumés filmés de ce séjour, consulter le site :
et pour ceux qui veulent voir les 4 films complets, rendez-vous à la salle Charles Trenet le vendredi 20 avril à 20h30. 
 
Yves.     






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