Carnet de route

Le Club des 7 pour une semaine en VALAIS SUISSE

Le 09/07/2011 par Renaud Lemoulant

Samedi : départ de Sablé, halte express au Mans, et en route vers le chocolat. Arrivée à l'auberge Alpina de Zinal. L'accueil est sympathique, le mazot où dormira l'essentiel de la troupe charmant, bien qu'un peu bas de plafond. Aïe !
Après un bon repas, le coucher est légèrement avancé suite à une coupure d'électricité.
O…rage et des espoirs !

Dimanche : Montée à la cabane du Grand Mountet, laquelle est plutôt rude, sur 1 200 m de dénivelée. Les cafistes s'égayent au gré du parcours et des ressources physiques de chacun. Le réchauffement climatique n'a pas eu d'incidence sur l'accueil des gardiens. La chambre est bonne, les toilettes sont sur le palier, mais comme il ne pleut pas encore, il est permis de s'octroyer de la levure fermentée en compagnie du club alpin belge (Quelle idée que ces clubs alpins de plaine, pourquoi pas un ministère de la culture en France !).

Bonheur du jour avant le repas, Adrien a monté une fiole emplie de la joie de vivre méridionale, à allonger avec de l'eau.

Lundi : petite course de mise en jambe : la pointe de Zinal. Départ vers 6h, dénivelée de 903 m - 3 789 m - voies PD, montée 4h. La montée de la veille a laissé des traces dans certains organismes. Entre les deux moraines à franchir et la neige qui enfonce un peu, l’aspect échauffement de cette première course en prend un coup dans l'aile froide. La première cordée ira au sommet tandis que l'autre préférera ménager ses forces pour la redescente et les jours à venir.

Mardi : d'un commun accord, les cordées ont pour objectif la traversée en montant par l'arête SW du Besso (3 667 m – 700 m de dénivelée) et redescente par le Blanc de Moming. Arrivé au pied de la voie, après une approche assez laborieuse, deux cordées s'engagent par la voie AD, tandis que l'autre choisit une voie intermédiaire. Première arête pour certains, la traversée est aussi aérienne que peu équipée. Tout ce petit monde parviendra en haut du Besso, mais l'heure avancée n'est guère propice à la poursuite de la traversée. Décision est prise de redescendre par les rappels à l'installation très montagne. L'arrivée au refuge aura lieu juste à l'heure officielle et intangible du début du repas, Ah les horaires suisses !

Mercredi : Alors que trois grimpeurs sont prêts à se priver de grasse matinée pour gravir le Trifthorn, la pluie s'invite à la fête, et après une matinée de réflexion, branle-bas de combat pour redescendre avec un peu d'avance pour ne pas perdre une journée complète. La descente se fera sous le déluge, et une sous-pente de l'auberge Alpina sera la bienvenue pour le séchage des troupes. De même pour le chocolat chaud, préféré au breuvage habituel.
La fin de la journée sera consacrée au transfert vers le gîte de l’Écureuil, au confort rustique mais très convivia
l dans la vallée d’à côté.

La météo à venir étant un peu incertaine, autant que l'état de la Dent Blanche prévue initialement, la sagesse impose un changement de programme pour la fin du séjour. Il reste de la place disponible à la cabane des vignettes, qui laisse la possibilité d'un choix de courses variées.

Jeudi : Montée dans la brume vers la cabane, le franchissement du glacier de Pièce sera délicat, avec une visibilité nulle… mais sans problème, pour découvrir un refuge très bien équipé, et à l'accueil moins strict que précédemment. Seul bémol, l'absence d'eau potable non prévue et le coût helvète de la bouteille d'eau minérale.

Vendredi : Montée à L'Évêque. Course PD – 3 716 m – 700 m de dénivelée. Dès le début, la première cordée prend de l'avance, tandis que l'autre préférera profiter plus longtemps de cette belle journée ensoleillée. Le retour au refuge par la traversée du glacier est assez pénible et sans grand intérêt. Il permettra à Isaëlle de percevoir des cris d'alerte. L'appel des secours ne changera malheureusement pas l'issue du séjour pour un membre du groupe de cafistes de Tours, qui nous laissera un fond de tristesse partagée pour la fin du stage.

Samedi : L'occasion pour les membres les moins expérimentés du groupe de conduire leur cordée jusqu'à la pigne d'Arolla (3 796 m), avant de redescendre vers notre repaire de l'Écureuil, sur un glacier beaucoup moins inhospitalier traversé cette fois sous le soleil (était-ce le même ?).

Dimanche : Retour dans nos contrées sarthoises, enchantés malgré tout par ce séjour dans le Valais.

 







CLUB ALPIN FRANCAIS LE MANS
POLE ASSOCIATIF COLUCHE
ALLEE CLAUDE DEBUSSY
72100  LE MANS
Activités du club