Carnet de route

Stage de marche nordique en juin 2023

Le 29/07/2023 par Cornudet Jean

Notre lieu de résidence se situe dans un gîte d’étape à Arzon, partie sud du Golfe du Morbihan, à proximité immédiate de la « Grande mer » et à l’ombre de la « Butte de César ». Cet établissement accueille aussi des personnes en situation de handicap dispatchés en quatre ateliers professionnels : entretien paysager, abattage et vente de bois de chauffage, entretien des locaux et cuisine, maquette de bateaux.  Nous avons eu droit à la visite de cet atelier qui produit des maquettes de sinagots, voiliers typiques du golfe en présence du directeur et d’un employé. Ces maquettes nécessitent 35 heures de façonnage, polissage, peinture et confection de leurs voiles rouges.

Notre première sortie avec bâtons nous mène en bord de mer, côté golfe par un chemin bien sinueux avec quelques passages sur l’estran. Au retour, les traces de cothurnes des légionnaires romains ont été effacées par le temps ou ont disparu dans les fougères. Il faut savoir que l’empereur s’était mis en tête de capturer Panoramix et de mettre la main sur les tonneaux de potion magique (voir les pages 10 à 16 d’Astérix chez les Bretons). Par bonheur, (voir les pages CXXII de « De Bellum Gallorum»),  une mauvaise utilisation de Googlum Mapum le dirigea non pas vers Petibonum mais au pays des Vénètes. A l’approche de la fameuse butte, je lance un « Ave, Caesar, cafisti te salutant ! »

Les autres sorties nous permettent de découvrir quelques pointes offrant de superbes panoramas, des criques secrètes, de larges plages, les parcs à huitres, des estuaires de petits ruisseaux, des marais peuplés d’une avifaune occupée à fouiller la vase pour y trouver pitance. Par bonheur, nous n’oublions jamais de nous enduire le visage de crème solaire, le soleil étant présent toute cette semaine et parfois même brûlant avec la réverbération marine. Ces sorties en marche nordique du matin et rando l’après-midi sont d’excellentes acclimatations à l’altitude, altitude qui tend vers zéro, notre point le plus élevé se situant à + 12 mètres et le cumul des dénivelés ne dépassant pas 25 mètres pour bien des sorties. Blandine a magistralement mené les sorties, vérifiant de temps à autre l’itinéraire sur carte papier. Cécile et Roger, nouvellement diplômés en Carto 1, ont eux aussi examiné les copies de cartes, en échangeant avec Blandine sur le choix du chemin ou précisant la situation exacte. C’est donc pour eux une continuité de la formation.

Point commun avec la haute montagne pendant ce stage, nous avons fréquenté un glacier au Crouesty. Tant qu’à faire, autant en choisir un qui soit excellent. C’est donc à la boutique d’Alain Chartier, meilleur ouvrier de France, champion du monde et qui figure dans le top 10 des chocolatiers français que nous jetons notre dévolu. Confortablement installés dans des transats bien à l’ombre, nous dégustons avec délice cornets et petits pots de glace aux parfums exotiques ou inattendus.

 Dans ce même port, après une sortie rando en plein soleil, nous sommes invités à prendre l’apéro sur le voilier de notre amie Annick après une visite de la cabine. Quelques clichés immortalisent ce moment des plus agréables. Mais notre activité nautique ne se limite pas à musarder sur le pont d’un bateau.

Mardi : un peu d’inquiétude pour certains, de l’excitation pour d’autres. Le rendez-vous est pris avec Christophe pour une journée complète de kayak de mer. Départ prévu à la pointe du Ruaud à Sarzeau. Après un briefing sur le parking pour expliquer le maniement des pagaies, il faut mettre à l’eau. Nous embarquons par deux dans chaque kayak et les premiers virages se terminent parfois en ligne droite ou en demi-tour ! Christophe rappelle le bon geste et tout rentre dans l’ordre. La météo est magnifique, la visibilité extraordinaire. Direction l’Ile aux Œufs que nous contournons par l’est puis les îles d’Iluric et Ilur sur laquelle nous accostons pour une visite commentée par Christophe. La chapelle en granit, quelques anciennes fermes ont été rénovées depuis l’acquisition par le Conseil départemental. Deux gardes s’affairent à l’entretien des lieux et notre guide évoque la vie des anciens îliens et leur mode de vie partagé entre une agriculture de subsistance et la pêche. On embarque et cap vers l’île d’Arz, direction le sud et remontée au nord pour pique-niquer sur la plage de Brouel. Christophe se livre à une petite bronzette et les dames du groupe admirent sa musculature puissante et des abdominaux bien saillants (il est aussi compétiteur au niveau national). Ces dames osent prétendre que Régis et moi faisons pâle figure ! Une micro sieste redonne aux épaules et bras un peu de tonus avant de repartir direction de l’Ile du Charles. Les courants sont assez forts et un des kayaks s’éloigne du groupe malgré des coups de pagaies efficaces. Christophe l’escorte pour inverser les rameurs sur une petite plage. Le groupe se reforme tandis que des vagues se forment. Christophe nous montre comment surfer sur les crêtes de vagues et gagner des mètres sans effort. Certains embarquent un peu d’eau, l’embarcation n’étant pas dans le bon axe des vagues. Avant de repartir plein sud et regagner notre point de départ, Christophe nous invite à nous regrouper pour une pause près de l’Ile aux Oeufs et nous donne ce précieux conseil : le courant est fort, la mer baisse et il va falloir tout donner physiquement pendant cinq minutes pour ne pas partir au large. Il reste environ 300 mètres. Courage à tous ! Les parcs à huitres défilent sous la coque et à 16h 15, la cale est proche. Nous avons parcouru 14 km et 6 heures en mer. Notre professionnel est pleinement satisfait de nous et nous, enchantés de sa prestation nautique et de sa transmission des connaissances dans le domaine de la biodiversité.

Le mercredi est consacré à un mix de rando et visite culturelle. Après la traversée Port Navalo- Locmariaquer, nous longeons la côte avec ses parcs à huitres, côté golfe puis traversée dans les terres vers l’océan. Une guide fort intéressante nous fait une visite du site de la Table des Marchands et du grand mégalithe qu’un séisme a cassé en 3 énormes morceaux. Le mystère reste entier quant au mode de déplacement d’un bloc de 330 tonnes sur près de 10 km.

Pour terminer la journée du jeudi, après une marche nordique aux abords du château de Suscinio, une baignade s’impose pour le groupe et un peu de repos sur les serviettes de plage. La chaleur est accablante, d’ailleurs, nous avons préféré un farniente chez Annick à une rando en plein soleil dans les terres. Un homme un tantinet bedonnant s’avance vers moi : « Vous êtes du club alpin ? je prends le groupe pour le longe-côte !». Enfilage des combis et plouf ! L’eau est à bonne température. Christian nous propose des exercices variés, les vagues nous éclaboussent. Christian veut se mesurer à Roger dans une petite épreuve de vitesse. Nous longeons toute la plage, alternant marche et petites foulées puis retour pour un total de 8 km en 1 h 15.   

Notre périple se finit par une sortie dans les marais salants de St Armel et du Hézo avant une visite à la Maison du Cidre : les cartons trouvent évidemment de la place dans les coffres de voitures.

 

Participants par ordre alphabétique :

CORNUDET Blandine, CORNUDET Jean, EON Béatrice, LEGRAS Roger, PELATAN Cécile, PLACAIS Régis, PREZELUS Annick, WEISS Jocelyne

CLUB ALPIN FRANCAIS LE MANS
POLE COLUCHE
31 ALLEE CLAUDE DEBUSSY
BOÎTE AUX LETTRES 10
72100  LE MANS
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